Écrire, c’est fabriquer une présence avec des mots. On crée une voix, un rythme, une lumière. Une page peut devenir une pièce où le lecteur entre, où il entend quelqu’un penser, aimer, lutter, rire. L’écriture transforme l’invisible (une sensation, une mémoire, une idée en quelque chose de partageable.
L’art de l’écriture, c’est aussi l’art du choix. Choisir le mot juste plutôt que le mot facile. Couper, déplacer, recommencer, jusqu’à ce que ça sonne vrai. Une bonne phrase n’est pas forcément compliquée : elle est précise. Elle peut être simple comme une poignée de main, ou profonde comme une nuit sans étoiles.
Enfin, écrire, c’est une forme de courage doux. On accepte de ne pas tout maîtriser, mais on avance quand même. On ose dire “voilà ce que je vois”, “voilà ce que je ressens”, “voilà la question qui me travaille”. Et si le texte est sincère et bien construit, il devient un pont : entre toi et toi-même, et entre toi et les autres.