Le consumérisme, c’est quoi ?
Le consumérisme, c’est quand on pousse les gens à acheter beaucoup, souvent plus que nécessaire.
On n’achète pas seulement “pour vivre”.
On achète aussi “pour avoir”, “pour se faire plaisir”, ou “pour se sentir à la hauteur”.
Et parfois, on remplace vite, même si l’objet marche encore.
Consommer, c’est juste utiliser de l’argent pour répondre à un besoin.
Exemples simples :
Manger.
S’habiller.
Se chauffer.
Se déplacer.
Ça, c’est la vie quotidienne.
Le consumérisme, c’est quand l’achat devient une habitude, un réflexe, ou une course.
Exemples concrets :
Acheter des baskets “parce que tout le monde les a”, pas parce qu’on en a besoin.
Changer de téléphone chaque année “pour avoir le dernier”, même si l’ancien marche.
Remplir une chambre d’objets “au cas où”, puis ne jamais les utiliser.
Acheter un vêtement juste pour une photo, puis ne pas le porter.
La publicité essaie de te faire croire que tu seras plus heureux si tu achètes.
Elle montre souvent une vie “parfaite”, pour donner envie.
On se compare aux autres.
Et on peut acheter pour “paraître” plutôt que pour “servir”.
Un auteur a étudié ça : Thorstein Veblen (1899).
Il parle de “consommation ostentatoire” : acheter pour montrer un statut.
On s’habitue vite à ce qu’on a.
Alors on veut du “nouveau” pour ressentir à nouveau une excitation.
Sur le portefeuille : on dépense, et parfois on s’endette.
Sur la planète : plus d’objets = plus de ressources utilisées et plus de déchets.
Sur la tête : on peut croire que la valeur d’une personne dépend de ce qu’elle possède.
Avant d’acheter, tu peux te poser 3 questions très simples :
Est-ce que j’en ai vraiment besoin ?
Est-ce que je l’utiliserai souvent ?
Est-ce que j’achète pour moi… ou pour impressionner ?
Le consumérisme, ce n’est pas “acheter”.
C’est acheter trop, acheter vite, ou acheter pour de mauvaises raisons.
Consommer peut être normal et utile.
Mais apprendre à choisir, c’est reprendre le contrôle.
Le lien, c’est que le consumérisme peut utiliser les mêmes mécanismes qu’une addiction.
Pas pour tout le monde.
Mais pour certaines personnes, acheter devient un comportement difficile à contrôler.
Et ce comportement est renforcé par le plaisir, le soulagement, puis l’envie de recommencer.
Quand on achète, on peut ressentir un petit “shoot” de plaisir.
Ce n’est pas magique.
C’est lié au système de récompense du cerveau, souvent expliqué avec la dopamine.
Exemple concret :
Tu stresses.
Tu achètes un truc.
Tu ressens un soulagement.
Ton cerveau retient : “acheter = ça va mieux”.
Certaines sources de santé expliquent ce rôle de la dopamine dans les addictions comportementales.
On retrouve souvent 3 étapes :
Tension / envie (“j’en ai besoin maintenant”)
Action (achat)
Soulagement, puis parfois culpabilité (“j’ai encore craqué”)
Ce schéma est décrit dans des travaux sur l’achat compulsif.
Le consumérisme pousse à acheter plus souvent, plus vite, plus facilement.
Exemples concrets :
Promotions “plus que 2 heures”.
Paiement en 3 ou 4 fois.
Livraison en 24h.
Publicités ciblées pile quand tu es fragile.
Réseaux sociaux qui donnent envie de “faire comme les autres”.
Tout ça augmente les tentations.
On entend “shopping addiction”.
Mais ce n’est pas un diagnostic officiel partout.
Par exemple, l’achat compulsif n’est pas listé comme trouble à part entière dans le DSM-5 (manuel de référence en psychiatrie).
Par contre, il existe des addictions comportementales reconnues, comme :
le trouble du jeu d’argent (reconnu comme addiction dans le DSM-5).
le trouble du jeu vidéo dans la CIM-11 (OMS).
Ça aide à comprendre l’idée : on peut être “accro” à un comportement, pas seulement à une substance.
Signaux simples :
Tu achètes pour calmer une émotion (stress, tristesse, vide).
Tu promets d’arrêter, mais tu recommences.
Tu caches tes achats.
Ça crée des problèmes d’argent, de relations, ou de culpabilité.
Le consumérisme n’est pas une addiction en soi.
Mais il peut favoriser des comportements qui ressemblent à une addiction.
Surtout quand l’achat sert à gérer les émotions.
Le bon réflexe, c’est de reprendre du temps avant d’acheter, et de demander de l’aide si ça déborde.
Pour conclure :
Le consumérisme, c’est quand on nous pousse à acheter beaucoup, parfois plus que nécessaire.
Cela peut sembler banal, mais ça peut créer des dangers : problèmes d’argent, stress, pression sociale, et dégâts pour la planète.
On peut aussi perdre le sens entre un vrai besoin et une simple envie.
Et pour certaines personnes, acheter peut devenir un réflexe pour calmer une émotion, avec un cycle qui ressemble à une addiction.
Le but n’est pas de culpabiliser, mais de reprendre le contrôle : réfléchir avant d’acheter et choisir en conscience.
Acheter moins, mais mieux, c’est souvent plus apaisant pour la tête, le budget et le monde autour de nous.
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