Qu'est-ce que c'est la technologie ?
La technologie, c’est tout ce que les humains inventent et fabriquent pour résoudre un problème ou se faciliter la vie.
Une idée (ex : “comment transporter quelqu’un plus vite ?”)
puis une solution (ex : le vélo)
puis des outils + des méthodes pour la construire (ex : roues, chaîne, matériaux, plan, tests)
Donc la technologie, ce n’est pas seulement “les écrans” : c’est aussi une fourchette, un pont, une machine à laver, un vaccin, une éolienne, un moteur, Internet… tout ce qui est “fait par l’humain” pour mieux agir sur le monde.
Les grandes phases :
Voici les grandes phases de la technologie, du début des Homo sapiens à aujourd’hui (très grand résumé) :
Les outils de survie (Préhistoire)
Sapiens fabrique des pierres taillées, des lances, maîtrise le feu, fait des vêtements et des abris : la technologie sert d’abord à manger, se protéger, vivre.
La révolution agricole (Néolithique)
On passe de chasseur-cueilleur à agriculteur : cultiver, élever, stocker, inventer la poterie, le tissage, des outils plus efficaces. Ça permet des villages puis des villes.
Les métaux et les grandes civilisations (Antiquité)
On apprend à utiliser le bronze puis le fer : armes, outils, charrues. On développe aussi l’écriture, les routes, les machines simples (poulies, leviers), et des grands travaux (aqueducs, ports).
Les progrès “lents mais solides” (Moyen Âge)
Amélioration des moulins à eau/vent, de la charrue, des outils, de l’architecture. Apparition d’innovations qui changent la vie : papier, lunettes, etc.
La grande accélération des inventions (Renaissance – XVIIe)
On observe, on mesure, on expérimente : progrès en navigation, cartes, imprimerie (diffusion rapide des idées), instruments scientifiques (télescope, microscope).
La révolution industrielle (XVIIIe – XIXe)
Gros tournant : machines, usines, vapeur, puis électricité. On voit arriver le train, la production en masse, et des villes qui grandissent très vite.
Le XXe siècle : énergie + science + vitesse
Explosion des technologies : automobile, avion, radio, télévision, médicaments, plastiques, nucléaire, espace… le monde devient “connecté” et rapide.
Le numérique et Internet (fin XXe – aujourd’hui)
Ordinateurs, smartphones, Internet, réseaux sociaux, cloud, objets connectés. L’info circule partout, tout le temps.
Aujourd’hui : l’ère des données et de l’IA (XXIe)
On parle beaucoup de data, IA, robotique, biotechnologies, énergies propres, impression 3D. On peut créer, prédire, automatiser… mais ça pose aussi des questions (vie privée, dépendance, travail, écologie).
C'est bizarre, tu me dis que c'est pour faciliter la vie des humains, et je réalise que souvent, elle ne facilite que celle de certains.
la technologie ne facilite pas automatiquement la vie de tout le monde.
Elle est souvent inventée pour résoudre un problème, mais elle est utilisée dans un monde où il y a des différences de richesse, de pouvoir, d’accès (argent, pays, école, réseau, santé).
Parfois, une technologie aide surtout ceux qui peuvent se l’offrir (ex : certains soins, certains outils numériques), ou ceux qui en profitent économiquement (entreprises, États). Et parfois elle déplace le problème : elle rend une chose plus facile, mais crée de nouveaux soucis (pollution, dépendance aux écrans, perte de vie privée, emplois qui changent).
Donc une phrase plus juste serait :
La technologie peut faciliter la vie… mais ça dépend de qui la contrôle, de qui y a accès, et des règles qu’on met autour.
Et c’est pour ça qu’on parle aussi de justice, de lois, d’éthique, et même d’écologie : pour essayer que les progrès servent le plus grand nombre, pas seulement quelques-uns.
C'est quoi l'obsolescence programmée ? Elle vient d'où ? Depuis quand ?
L’obsolescence programmée, c’est quand un produit est pensé (ou réglé) pour ne pas durer trop longtemps, ou pour devenir vite “dépassé”, afin que tu sois poussé à en racheter un autre. En France, la loi la définit comme des techniques (même logicielles) visant à réduire délibérément la durée de vie d’un produit.
Il y a plusieurs “formes” :
Obsolescence technique : une pièce casse plus vite, batterie difficile à remplacer, etc.
Obsolescence logicielle : une mise à jour ralentit un appareil ou rend des applis incompatibles. (La loi française parle bien de techniques “y compris logicielles”.)
Obsolescence “par la mode” : le produit fonctionne encore, mais on te donne envie d’en vouloir un “plus nouveau”.
1932 : on retrouve l’idée et l’expression “planned obsolescence” dans un texte de Bernard London (en pleine crise économique), qui propose de raccourcir la durée d’usage des objets pour relancer l’économie.
1925–1939 : un exemple souvent cité : le cartel Phoebus (ampoules) qui a standardisé la durée de vie autour de 1 000 heures.
1954 : le designer Brooks Stevens popularise le terme en parlant surtout du fait de donner envie d’acheter “un peu plus neuf, un peu mieux, plus tôt que nécessaire”.
C'est pas un peu dangereux pour nos ressources ?
L’obsolescence programmée est dangereuse pour la planète parce qu’elle force à produire, acheter et jeter plus vite que nécessaire. Résultat : on extrait plus de matières premières (métaux, pétrole, eau), on dépense plus d’énergie pour fabriquer et transporter, et on crée énormément de déchets, surtout des déchets électroniques difficiles à recycler. Et même quand on recycle, on ne récupère pas tout : donc on continue à “vider le stock” de la Terre.
Lien avec Malthus (sociologie/économie) : Malthus disait en gros que la population peut grandir plus vite que les ressources, ce qui crée des tensions, des pénuries, et des crises. L’obsolescence programmée, c’est comme si on accélérait volontairement ce problème : on transforme des objets encore utiles en objets “à remplacer”, donc on consomme des ressources plus vite et on crée une sorte de rareté artificielle. Autrement dit, au lieu d’apprendre à durer et à réparer, on organise une course où la planète doit fournir toujours plus, alors que ses ressources sont limitées.
Je suis optimisme, est ce que c'est pertinent de penser que la technologie va permettre de régénérer les ressources à terme ?
Oui et non parce que la technologie peut vraiment aider à régénérer certaines ressources… mais pas toutes, et pas sans règles.
Oui, elle peut régénérer : mieux recycler (métaux, plastiques), réparer plus facilement, dépolluer certains sols/eaux, économiser l’énergie, produire plus propre (énergies renouvelables), aider à replanter des forêts, à suivre la biodiversité, à réduire le gaspillage.
Mais attention : la technologie ne “crée” pas la matière magique. Beaucoup de ressources sont limitées (certains métaux), et l’énergie et le temps de la nature restent nécessaires. On peut améliorer, mais pas annuler les limites.
Le vrai piège c’est de croire : “puisqu’on a la technologie, on peut consommer sans limite”. Ça s’appelle souvent l’idée de “solution miracle”, et ça peut retarder les bonnes décisions.
Donc la réponse la plus juste, c’est :
La technologie peut être un super outil de régénération, si on l’utilise pour durer, réparer, recycler, et réduire. Sinon, elle devient juste un turbo qui accélère l’épuisement.
Voici une étude de cas qui relie Global Charger, la symbiose économique et la lutte contre l’obsolescence programmée.
Dans un festival ou un salon, beaucoup de gens tombent en panne de batterie.
Sans batterie, tu ne peux plus : appeler, payer, retrouver tes amis, montrer ton billet, prendre des infos, poster, partager ton contact… Donc les participants veulent “rester connectés”. Global Charger explique que environ 20% des participants vont avoir besoin d’un chargeur pendant l’événement.
La solution “classique” du marché, c’est souvent : acheter une petite batterie pas chère → problème elle a été oublié chez l'utilisateur, elle casse, on la perd, elle finit dans un tiroir, puis à la poubelle. Ça crée : plus d’objets, plus de déchets, plus d’extraction de métaux (lithium, cobalt…).
Global Charger installe un bar à batteries : leur équipe arrive avec des chargeurs prêts, s’installe vite, et distribue/organise le service sur place.
Ils ont aussi un système de prêt contre caution (20 € contre une batterie, tu me rends la batterie, je te rends tes 20 €), et tu peux échanger à toi ton MANA (la marque de batterie externe de GC) dans les festivals partenaires.
Ils veulent créer un réseau de lieux agréés (des endroits où on peut accéder au service), avec une station de recharge pour garder du stock disponible.
L’idée : ne pas dépendre d’une seule batterie “jetable”, mais d’un service qui dure.
L’obsolescence programmée, c’est quand on pousse à racheter vite (par casse, pièces non remplaçables, etc.).
Global Charger fait presque l’inverse : ils annoncent que les MANA sont échangeables à vie et disent que ça leur permet de lutter contre l’obsolescence programmée.
Et surtout, quand un MANA est HS :
tu ouvres un dossier,
tu le renvoies,
eux recyclent ou reconditionnent,
et renvoient un MANA.
Ça change la logique : au lieu de “je jette et je rachète”, on passe à “je répare / échange / reconditionne”.
La symbiose, c’est quand plusieurs acteurs gagnent en coopérant, au lieu que l’un gagne et que les autres perdent.
Ici, tu as un petit écosystème :
Participants : ils gardent de la batterie sur leurs objets connéctés, donc moins de stress et plus de liberté.
Organisateurs : le service améliore l’expérience et l’image de l’événement.
Sponsors/partenaires : le “bar à batterie” peut devenir un outil de communication (visibilité, stand, flyers, goodies…).
Global Charger : ils vivent grâce au service + au produit + ventes, mais en gardant les batteries dans une boucle d’échanges.
Planète : moins de batteries “one-shot” abandonnées, plus de collecte/recyclage.
C’est ça la symbiose : chacun a un intérêt, et l’ensemble réduit le gaspillage.
Global Charger explique que :
les petits appareils électroniques créent beaucoup de déchets,
très peu sont recyclés correctement,
récupérer les métaux réduit l’extraction,
“les plus grandes mines de lithium et de cobalt se trouvent dans nos tiroirs”.
Ils indiquent aussi être membres de l’éco-organisme Corepile pour la collecte, et encourager le recyclage en échangeant gratuitement les produits défectueux.
En résumé : ils essaient de construire une “boucle” :
utiliser → échanger → reconditionner/recycler → réutiliser, au lieu de utiliser → jeter → racheter.
Pour conclure :
Au début, on a défini la technologie comme l’ensemble des outils, méthodes et inventions que les humains créent pour résoudre des problèmes et mieux vivre. Puis on a vu que, depuis la Préhistoire, elle avance par grandes étapes : survie, agriculture, métaux, machines, industrie, numérique, puis IA… avec une accélération énorme ces deux derniers siècles. Mais la technologie ne facilite pas la vie “par magie” pour tout le monde — elle aide surtout ceux qui y ont accès, et selon qui la contrôle et les règles qu’on met autour. Ensuite, on a parlé d’obsolescence programmée, ce mécanisme où des objets sont conçus pour durer moins longtemps ou devenir vite “dépassés”, et on a compris pourquoi c’est dangereux : ça accélère l’extraction de ressources, la pollution, et les déchets, ce qui rejoint l’idée de Malthus sur les ressources limitées (sauf qu’ici, on accélère le manque au lieu de le subir).
La technologie peut aussi devenir un outil de régénération (réparer, recycler, économiser, dépolluer), mais seulement si on l’utilise avec intelligence et justice, pas comme une excuse pour consommer sans limite. Enfin, l’exemple Global Charger a montré une voie concrète : transformer un objet “jetable” en service durable (prêt contre caution, échange, reconditionnement/recyclage), en créant une symbiose économique où participants, organisateurs, partenaires, entreprise et planète ont tous quelque chose à gagner.
La vraie question n’est pas “la technologie est-elle bonne ou mauvaise ?”, mais “à qui sert-elle, et dans quel sens fait-elle tourner la roue du monde ?” Si elle sert à vendre plus vite et jeter plus tôt, elle devient un turbo contre la planète. Si elle sert à durer, réparer, partager et boucler les ressources, alors elle devient un outil de civilisation : non pas une fuite en avant, mais une manière intelligente de vivre mieux sans abîmer demain.
Ressources : vécu, scolarité, lecture, ia, internet